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Texte Libre

Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:07

































Si on vous demande ce qu’évoque la date du 25 juin 2008, n’ayez pas l’audace de mentionner le début des soldes d’été à Paris.

Grand malheur à vous si certains africains francophones Ogilviens sont dans les parages. Ils s’insurgeraient de tout leur être pour vociférer dans vos tympans.

« Que nous dis-tu là mécréant, il s’agit non pas des soldes mais du 1er séminaire francophone du réseau Ogilvy Afrique » vous dirait-il.
Cela dit, pour le coup, vous auriez bon sur le lieu. C’est en plein Avenue Georges V, sous le toit accueillant d’Ogilvy Paris, le vaisseau-amiral, que Luis, notre chef de file lusitano-francophone, nous a convié pour échanger entre francophones d’Afrique.
La journée, studieuse au plus haut point, n’a pu démarrer qu’après un round d’observation introduit par Daniel SICOURI, le patron d’Ogilvy Europe, puis d’une présentation individuelle des participants.

Étranger l’un pour l’autre, il n’a fallu que peu de temps pour tisser la toile de ce réseau.
Et les échanges vont bon train jusqu’à ce qu’arrive dans la salle un homme. Tee-shirt, jean, cheveux longs, lâchés, l’air décontracté, pas bien grand, mais… Sans crier gare, il nous a expédié manu militari au fin fond de nos sièges avec une présentation de notre univers, globale dans un premier temps, puis en entonnoir jusqu’au cœur, celui ce notre métier. Et c’est avec l’appui d’amis comme Chris Rock, Georges Bernard Show, Jeremy Bullmore et autre Jakobson et Palo Alto, que Marc-Antoine JARRY nous étale une théorie selon laquelle il nous faut impérativement reconsidérer des fondamentaux et prétendus acquis, comme notre vocabulaire. Sidérant.

Une pause déjeuner nécessaire et mémorable nous permet d’interrompre momentanément cette enrichissante matinée. Et je reviendrais plus tard sur la pause déjeuner.

L’aventure reprend. M. Bruno WALTHER nous explique comment l’avènement de la technologie nous permet de développer de nouveaux supports, de nouvelles idées, et permettre ainsi aux marques d’être plus performantes ; de séduire encore, ou à nouveau, tout dépend de votre point de vue. Parce que les marques ont un problème. Elles sont de moins en moins présentes sur le terrain. Et c’est Georges Eric ARMAND qui nous explique ceci en parlant de la Brand Activation, ou comment la créativité peut servir la vente.
La journée se poursuit. L’information afflue, mes doigts, devenus moites par le frottement incessant de mon stylo sur ce cahier, ont du mal à suivre la cadence parisienne effrénée quand entre dans la pièce un chasseur. Un chasseur de Lions. Chris GARBUTT, DC d’Ogilvy&Mather arrive, s’installe, tranquillement, paisiblement. Une touche de smooth dans un rythme speed. Royal !
Et quand mes doigts se reposent, ce sont mes yeux qui en prennent plein la face ! Feu d’artifice d’images splendides, de création poussée et pensive, qui nous permet de prendre conscience d’une chose : c’est beau du travail bien léché !!! Cet accent anglais, s’exprimant dans un Français plus qu’honorable, nous permet d’entrer momentanément dans les méandres d’un pur cerveau créatif. 

Pour finir, l’intervention, certes beaucoup plus terre à terre, de France Télévision publicité, nous conduit à la conclusion de la première des deux journées de ce séminaire.
La suite, vite !

Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:05




















Par compassion pour Ato AFFUL, le boss Ogilvy Afrique, qui fait mine de ne pas comprendre le français, Edouard FENWICK propose de faire son intervention en anglais.

Mais Edouard N’GO, cette fois ci, veille au grain. Prétextant, à juste titre, un séminaire francophone et occultant la revanche sur un réseau africain majoritairement anglophone, il se manifeste et renvoie la langue de Shakespeare dans les 22 du XV de la Rose (ou des Springboks… as you want Ato).
C’est donc au tour du Directeur des Programmes d’HEC (qui n’est que l’une des nombreuses cordes à son arc) de s’adresser à nous.

Au programme : le management.
La philosophie : apprendre à identifier son « moi » pour mieux cerner son interlocuteur et donc apprendre à lui parler.
Les résultats : beaucoup de rouge (Ogilvy en intraveineuse ou coïncidence de couleurs ???), quelques jaunes et un mémorable bleu.
Pour la plupart dictée principalement par la partie droite du cerveau, et plutôt limbique que cortex.
Si vous n’avez pas été encore « Fenwické » (j’adore les néologismes), vous ne comprendrez assurément pas cette prose. Ça fait partie du folklore habituel, ce fameux jargon publicitaire, langue à part entière, impénétrable pour le commun des mortels et heureusement d’ailleurs. Sinon, comment ferions-nous !!!

Trêve de badineries ironisant notre beau métier.
Des citations (dont l’ouverture des hostilités par Georges Clemenceau : « doucement je suis pressé »),  des oppositions de mots pour mettre en exergue certaines nuances, des exercices pratiques et de style, une segmentation de nos cerveaux (rien de bien sanglant, soyez sans crainte)…

Bref, c’est officiel, notre management a été tuné. C’était Pimp My Brain avec Edy FENWICK, sur OGILVY TV (navré de la référence, mais Pimp My Ride de X-zibit sur MTV me semblait facile).
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:04

































Je ne pouvais pas ne pas le mentionner.

Comme écrit précédemment, voici mon hommage personnel à la cuisine Ogilvienne.

C’est goûteux dirait Shaffoin le farfadet. Un régal pour le palais, un délice pour la bouche. Nous avons été admirablement reçu dans un très beau et très chic quartier, dans une authentique bâtisse (bien que la démesure de la porte m’ait interpellé), dans une superbe salle de réunion, avec un équipement à la pointe… Tout cela couronné par deux déjeuners succulents, bouffées d’air frais et délicieuses bouchées, au sommet de la tour de la maison-mère.

Splendide vue, mettant en appétit les hommes et les femmes en soif de savoir. On ne se bat pas le ventre vide, insistaient les Seigneurs féodaux. Adage que nous préservons farouchement encore aujourd’hui. Vestige important de la tradition française.

Repas équilibré, tant alimentairement qu’en discussion. De nombreux échanges, à la fois de culture et d’expérience.

Des déjeuners pendant lesquels des sommités Parigo-Ogilvienne se mêlent à nous.

Daniel SICOURI le premier jour, Anne LEPERRE, DRH du Groupe et Natalie RASTOIN, Responsable Ogilvy France, le second jour. Partage de point de vue et en point de mire, la mise en place de possibles échanges non pas d’informations et d’expériences, mais d’hommes.

Nous ne sommes pas revenu à l’esclavage. Faites donc taire cette pensée dans vos têtes !

Il s’agit bien de transferts pour formations, expériences, valorisations, découvertes… Idée entendue, et très favorablement perçue par l’ensemble du réseau présent autour de la table. Le mercato s’annonce passionnant.
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:03

Il n’existe pas, selon la légende des séminaires d’Ogilvy, de fin de conférence sans la traditionnelle photo de groupe.

Les différents participants africains conviés, ainsi que notre hôte, sont donc là, face à l’objectif, statiques, souriants, en attendant le fatidique déclic de cet appareil ''nouvelle technologie'', raisonné à marquer d’une belle image le reflet de nos portraits, qui ne seront plus couchés sur papier mais bien conservés dans un dossier sur un quelconque disque dur.

Et dans quelques temps, en triant les données stockées, chacun de nous retombera sur cette photographie et se dira : nous avions passé un bon moment…. Nooooooooonnnn. Il dira : houlà, la tête que je faisais !!! Là je suis plus réaliste. N’est-ce pas ?

Puisque dans quelques mois, en revoyant cette image, j’aurais les mêmes commentaires, je préfère d’ores et déjà l’inscrire dans le marbre maintenant (puisque Marc-Antoine JARRY disait : Internet a une mémoire) : un super moment, merci Claire, Nathalie,  Edouard, Sié, Sébastien, Medhi, Ato, Thierry, Luis et Steven. Merci à Marc Antoine, Daniel, Georges-Eric, Bruno, Chris, Edouard, Anne, Natalie, Martine, Marie-Françoise, Sonja, le cuistot, et tous ceux qui doivent être remerciés.

Pardonnez ma familiarité, nous nous connaissons à peine, je tutoie l’insolence en ne mentionnant que vos prénoms et je vous dois le respect. Sachez que je l’ai, mais bon…  Au diable le protocole, l’insolence de la jeunesse me le permet.
La petite ombre au tableau. Nos amis du Cameroun et du Sénégal, Siaka et Adama, qui n'ont malheureusement pas pu participer au séminaire. Si aujourd'hui certains se demandent encore pourquoi, j'abrégerais en parlant du marasme de l'administration française. J'espère tout de même vous rencontrer au prochain séminaire A.F.R.O., et que la France ne laisse pas un amer souvenir à nos amis d'Afrique.
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:02
Comme nous ne sommes pas des ingrats, nous avons tenu à remercier chacun des intervenants venus enrichir ce séminaire. Chacun d’entre eux a pu repartir avec un souvenir d’Afrique. Disposé sur la table, ces intervenants d'un jour ont pu choisir une infime partie d’un pays avec laquelle repartir, comme gage de notre reconnaissance pour ce partage. Un souvenir qui nous pouvons toujours l’espérer, laissera une trace indélébile, au marqueur, en gros et de travers, au milieu de ces 25 et 26 juin 2008. Le jour où les francophones d’Afrique sont venus conquérir la ville lumière.
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:01

Wohooo, we are alien, we are legal alien, we are Africa Men in Paaa-riiiiissss ! Tous en chœur !!!!























Je me permets de parodier l’œuvre de Sting pour commémorer les vicissitudes de pseudo néophytes dans les sous-sols parisiens.

Je dis pseudo-néophytes car ce n’est pas la première fois que nous prenons le métro. Mais comme on ne le fait pas tous les jours, à chaque fois on oublie.

On oublie la délicatesse et le sourire des autres occupants de la rame. On oublie le stress et le speed des Parisiens, habitués à pester sur le quai pour un métro raté alors que le prochain est dans 4 minutes. On oublie les bonnes odeurs, s’entremêlant à la chaleur et décuplant ainsi sa force. On oublie les bousculades pour entrer ou sortir. On oublie les correspondances, l’analyse de la carte pour trouver le chemin le plus court. On oublie la formidable vue sur le mur souterrain, ou sur le style tektonik du mec en face, déguisé pour le coup en lampadaire psychédélique.

On oublie tout ça…et l’on est bien content de l’oublier !!!

Pour conclure, je dirais bravo. Bravo aux Parisiens. S’ils apprécient, après tout.

Une chose est sûre, comme le disait Marie Pierre CASEY pour PLIZ : c’est tant mieux parce que moi je ne ferais pas ça tous les jours.
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 16:00

Ato

Que voici un drôle de personnage. Je me refuse à faire cette partie en anglais. Même si elle concerne un anglophone. Après tout, les sud-af comme les rosebeef, c’est le même problème. Chez eux nous parlons leur langue, chez nous … Hé bien ils parlent leur langue. Et nous devons subir ? Je dis STOP.

Surtout que, soit dit en passant, Ato est loin de ne pas comprendre le français. Sous ses airs de ‘je parle anglais, je comprends l’anglais, mais le français - je cite - « un tou piti peuw » (avec un accent bien anglophone) il comprend, je pense, très bien le français. Et c’est un avis partagé par d’autres (que je ne citerais pas, bien évidemment, n’est-ce pas Edouard !!!).

Donc voici cet homme que j’observe. Petite prise de contact en douceur. Quelques échanges. Mais j’observe encore. L’image pour moi d’un lord Anglais, avec une gestuelle d’italien, la classe d’un français, dans le corps d’un africain. Métissage tonique, impressionnant de charisme. Et quand il prend la parole pour conclure, lors du dîner de clôture, c’est une explosion, un feu d’artifice.

Et aussi une vengeance d’avoir subi du français deux jours durant et de s’exprimer pleinement et enfin, dans la langue des Arctic Monkeys. Si vous ne connaissez pas les Arctic Monkeys, je vous conseille 3 titres à écouter sur Dezzer : Mardy Bum, Leave Before The Lights Come On et Who The Fuck Are Arctic Monkeys. Bonne écoute.
Par Matt
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 15:49

Et en parlant d’écoute, s’il en est un qui monopolise l’attention d’une table, c’est effectivement Ato. Quand il prend la parole, on l’écoute. Et attentivement.

Est-ce dû au respect hiérarchique qu’impose son rang, est-ce dû au charisme précédemment évoqué du personnage, ou simplement au fait que, s’exprimant en anglais, il faille une concentration extrême pour comprendre ses paroles. À vous de vous faire votre opinion.

Pour ma part, je trouve que nous avons bien bu. Je parle de ses paroles. Une bien belle conclusion à ce Séminaire Africain Francophone  du Réseau Ogilvy, le Séminaire AFRO.

 

De ce que j’ai compris, le prochain séminaire est déjà dans les têtes et les target. Mehdi nous a chaleureusement convié à le faire dans son fief. Amis francophones d’Afrique et Océan Indien, au plaisir de vous revoir.

Par Matt
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