Si on vous demande ce qu’évoque la date du 25 juin 2008, n’ayez pas l’audace de mentionner le début des soldes d’été à Paris.
Grand malheur à vous si certains africains francophones Ogilviens sont dans les parages. Ils s’insurgeraient de tout leur être pour vociférer dans vos tympans.
« Que nous dis-tu là mécréant, il s’agit non pas des soldes mais du 1er séminaire francophone du réseau Ogilvy
Afrique » vous dirait-il.
Cela dit, pour le coup, vous auriez bon sur le lieu. C’est en plein Avenue Georges V, sous le toit accueillant d’Ogilvy Paris, le vaisseau-amiral, que Luis, notre chef de file lusitano-francophone,
nous a convié pour échanger entre francophones d’Afrique.
La journée, studieuse au plus haut point, n’a pu démarrer qu’après
un round d’observation introduit par Daniel SICOURI, le patron d’Ogilvy Europe, puis d’une présentation individuelle des participants.
Étranger l’un pour l’autre, il n’a fallu que peu de temps pour tisser la toile de ce réseau.
Et les échanges vont bon train jusqu’à ce qu’arrive dans la salle un homme. Tee-shirt, jean, cheveux longs, lâchés, l’air décontracté, pas bien
grand, mais… Sans crier gare, il nous a expédié manu militari au fin fond de nos sièges avec une présentation de notre univers,
globale dans un premier temps, puis en entonnoir jusqu’au cœur, celui ce notre métier. Et c’est avec l’appui d’amis comme Chris Rock, Georges Bernard Show, Jeremy Bullmore et autre Jakobson et
Palo Alto, que Marc-Antoine JARRY nous étale une théorie selon laquelle il nous faut impérativement reconsidérer des fondamentaux et prétendus acquis, comme notre vocabulaire. Sidérant.
Une pause déjeuner nécessaire et mémorable nous permet d’interrompre momentanément cette enrichissante matinée. Et je reviendrais plus tard sur la pause déjeuner.
L’aventure reprend. M. Bruno WALTHER nous explique comment l’avènement de la technologie nous permet de développer de nouveaux
supports, de nouvelles idées, et permettre ainsi aux marques d’être plus performantes ; de séduire encore, ou à nouveau, tout dépend de votre point de vue. Parce que les marques ont un problème. Elles sont de moins en moins présentes sur le terrain. Et c’est Georges Eric ARMAND qui nous explique ceci
en parlant de la Brand Activation, ou comment la créativité peut servir la vente.
La journée se poursuit. L’information
afflue, mes doigts, devenus moites par le frottement incessant de mon stylo sur ce cahier, ont du mal à suivre la cadence parisienne effrénée quand entre dans la pièce un chasseur. Un chasseur de
Lions. Chris GARBUTT, DC d’Ogilvy&Mather arrive, s’installe, tranquillement, paisiblement. Une touche de smooth dans un rythme speed. Royal !
Et quand mes doigts se reposent, ce sont mes yeux qui en prennent plein la face ! Feu d’artifice d’images splendides, de création poussée et
pensive, qui nous permet de prendre conscience d’une chose : c’est beau du travail bien léché !!! Cet
accent anglais, s’exprimant dans un Français plus qu’honorable, nous permet d’entrer momentanément dans les méandres d’un pur cerveau créatif.
Pour finir, l’intervention, certes beaucoup plus terre à terre, de France Télévision publicité, nous conduit à la conclusion de la première des deux journées de ce
séminaire.
La suite, vite !
Il n’existe pas, selon la
légende des séminaires d’Ogilvy, de fin de conférence sans la traditionnelle photo de groupe.
Comme nous ne sommes pas des ingrats, nous avons tenu à remercier chacun des intervenants venus enrichir ce
séminaire. Chacun d’entre eux a pu repartir avec un souvenir d’Afrique. Disposé sur la table, ces intervenants d'un jour ont pu choisir une infime partie d’un pays avec laquelle
repartir, comme gage de notre reconnaissance pour ce partage. Un souvenir qui nous pouvons toujours l’espérer, laissera une trace indélébile, au marqueur, en gros et de travers, au milieu de ces 25
et 26 juin 2008. Le jour où les francophones d’Afrique sont venus conquérir la ville lumière.
Que voici un drôle
de personnage. Je me refuse à faire cette partie en anglais. Même si elle concerne un anglophone. Après tout, les sud-af comme les rosebeef, c’est le même problème. Chez eux nous parlons leur
langue, chez nous … Hé bien ils parlent leur langue. Et nous devons subir ?